Retraite de Carême 2026, 6e enseignement de Mgr Emmanuel Tois

Dimanche 22 mars, 5e dimanche du Carême : « Je suis la résurrection et la vie « 

Ce dimanche, les catéchumènes vivent leur troisième scrutin. Au cœur de la communauté, ils font leur la parole du psalmiste : « Scrute-moi, mon Dieu, tu sauras ma pensée ; éprouve-moi, tu connaîtras mon cœur. Vois si je prends le chemin des idoles, et conduis-moi sur le chemin d’éternité » (Ps 138, 23-24).

Les scrutins sont le dévoilement en Jésus-Christ de la puissance de salut qui opère pleinement dans le baptême, la confirmation et l’eucharistie, sacrements que les catéchumènes vont recevoir dans la grande Vigile pascale, au terme du Carême.

C’est en principe la troisième fois, ce dimanche, que les catéchumènes vivent cette démarche. Les scrutins sont répétés car notre cœur est lent à croire et à se convertir à la grâce qui nous est faite. Les scrutins sont répétés car Dieu est patient, fidèle et miséricordieux. Les scrutins sont répétés trois fois, pour que nous découvrions que nous sommes toujours interrogés, à l’intérieur de nous-mêmes par notre conscience, notre cœur : quel choix de vie dois-je faire aujourd’hui, pour accueillir toujours mieux l’eau vive dont parlait Jésus à la Samaritaine, la lumière véritable dans laquelle est accueilli l’aveugle-né, la vie qui vient de Dieu, rendue à Lazare comme le rappelle l’Evangile de ce dimanche.

Ces scrutins sont un appel lancé par la liturgie à tous les baptisés à saisir l’opportunité du Carême pour réviser sa vie et célébrer le sacrement de la pénitence et de la réconciliation. Ils invitent chacun de nous à opérer un vrai changement, un renouvellement, une nouvelle conversion !

Aux personnes présentes devant le tombeau dont Lazare vient de sortir, Jésus dit : « Déliez-le, et laissez-le aller. » Il nous dit la même chose. S’il nous tire de la mort, c’est pour que nous vivions libres, débarrassés des captivités qui nous enferment. Comment vivre libres ? Saint Paul nous le dit : « Vous, frères, vous avez été appelés à la liberté. Mais que cette liberté ne soit pas un prétexte pour votre égoïsme ; au contraire, mettez-vous, par amour, au service les uns des autres » (Ga 5, 13).

C’est dans l’amour que nous devenons libres.

C’est pour l’amour que nous sommes appelés à la vie.

C’est l’amour qui, dans nos vies, « couvre une multitude de péchés » (1 P 4, 8).